Eglantier

L’hiver et ses premières gelées….Cela marque la fin de la saison de cueillette avec les cynorrhodons.

Dernières couleurs de l’hiver, ces petits (faux) fruits rouges jaillissent des fourrées en automne et seront présent une bonne partie de l’hiver.

Nous verrons dans cet article comment reconnaitre l’églantier tout au long de l’année et quelles sont les nombreuses vertus de cet arbrisseau si connu des promeneurs.

Nom latin : Rosa canina

Famille botanique : Rosacées

Parties utilisées de la plante : feuilles, fleurs, cynorrhodons, bédégars

Récolte : Les feuilles et les fleurs se récoltent à la fin du printemps et début d’été. Les faux fruits qui sont les cynorrhodons se récoltent en automne et en hiver.

Habitat : On trouve l’églantier le long des haies et des prés, en lisière de forêt, dans les friches…On le trouve autant en plaines que sur les collines. Il est présent jusqu’à 1600m

Description : Il existe plusieurs espèces d’églantier, la plupart sont médicinales ou comestibles mais il convient d’en être sûr avant d’y consommer.

Nous allons nous concentrer sur la description du rosier sauvage le plus répandu : Rosa canina. Celui ci est, bien sur, comestible mais aussi utile en médecine douce grâce à sa grande teneur en vitamine C.

L’églantier est un arbrisseau pouvant atteindre 2 à 3 mètres de hauteur. Il est vivace.

Ses tiges ramifiées portent des aiguillons recourbés et …très piquants!

Les feuilles de l’églantier sont composées de cinq folioles dentées. Elles sont stipulées et alternes.

Les fleurs sont délicates. Il s’agit de fleurs solitaires.

La corolle est composée de cinq pétales rosés entourant de nombreuses étamines jaunes-or.

Venons en aux fruits….Ce que nous apercevont chaque automne, ces petites boules rouges et charnues sont en réalité des faux-fruits.

On les appelle les cynorrhodons.l

Ils contiennent à l’intérieur des sortes de graines poilues qui sont les vrais fruits de l’églantier. On les appelle des akènes. Ce sont eux qui sont « responsables » du nom de gratte-cul donné à cet arbrisseau. Ils font un poil à gratter très efficace!

Les principes actifs :

  • Les feuilles contiennent :

-des tanins

  • Les fleurs contiennent :

-acide malique

-acide citrique

  • Les cynorrhodons quant à eux contiennent :

-Riches en vitamines A, B1, B2 mais surtout C (de 0.5g à 1.7g pour 100g de cynorrhodons secs)

-De la pectine

-Des tanins

-Acide malique

-Acide citrique

-Flavonoïdes

-Anthocyanes

-Sorbitol

-Caroténoïdes

Les propriétés :

-L’églantier grâce à sa richesse en vitamine C est une excellente plante antioxydante.

-La vitamine C procurera également une action anti-fatigue et stimulera le système immunitaire.

-Les tanins lui donnent des propriétés astringentes, c’est-à-dire qu’ils resserrent les tissus. Ils seront grandement utiles lors des diarrhées ou encore des maux de gorges.

-Utiliser les cynorrhodons permettra de tonifier l’organisme mais également de prévenir les grippes et les rhumes , et cela grâce à leur propriétés antivirales, toniques et antiseptiques.

-Ses propriétés diurétiques et rafraichissantes seront appréciées par les personnes affaiblies ( par un virus par exemple : Rhume, grippe, infections urinaires…)

Les usages : 

. Les tisanes :

– L’infusion de fleurs est utile pour lutter contre la constipation. Une cuillère à café de fleurs d’églantier pour une tasse d’eau chaude. L’idéal étant de ne pas dépasser 70¨°. Faire infuser à couvert 5 à 6 minutes.

-La macération de cynorrhodons est grandement apprécié pour sa richesse en vitamine C. Son action « anti-fatigue » sera apprécié par toute la famille. Il est nécessaire de prendre cette macération au matin et pour au moins trois semaines. Pour la préparer voici comment procéder : Mettez une poignée de cynorrhodons dans une grande tasse et couvrer d’eau chaude (cette eau ne doit pas dépasser 60° afin de ne pas détruire la vitamine C). Faire infuser à couvert toute une nuit et déguster au matin cette boisson légérement acidulée !

-La décoction de feuille est également interessante pour ses propriétés astringentes. Pour soulager un mal de gorge ou encore des intestins irrités par des diarrhées, préparer une décoction de feuilles : une demi cuillère à café de feuilles pour une tasse d’eau froide. Faire bouillir le tout, puis faire infuser à couvert à couvert et hors du feu. Boire lentement cette tisane deux fois par jour.

. Les macérats huileux : 

-L’huile de macération de cynorrhodons permet de diminuer les rides et agit sur les peaux flasques.

-L’huile de macération avec les fleurs tonifie et resserre les pores des peaux grasses.

. Le sirop :  

-Le sirop de cynorrhodons est une excellent anti-oxydant et stimule le système immunitaire. Une petite cure en fin d’automne permettra de préparer l’organisme au froid et de prévenir les maux et désagréments de l’hiver !

Les particularités : 

Sa grande teneur en vitamine C est très intéressante mais en même temps très fragile. Il faut tenir compte que la vitamine C est détruite à partir de 60°, il est donc utile d’utiliser un thermometre de cuisine lorsque l’on souhaite se servir du cynorrhodon pour diverses préparations.

Souvent le cynorrhodon se ramasse après les premières gelées, c’est à ce moment là qu’ils deviennent pulpeux et sucrés.

Le bédégar, cette touffe hirsute marron ou rouge que l’on trouve parfois sur les églantiers, est en réalité une galle provoqué par la piqûre d’un insecte. Elle fut autrefois beaucoup utilisé en herboristerie. Ses propriétés seraient proches de celles du cynorrhodon.

Contres indications et interactions : 

Attention il convient de toujours bien filtrer les préparations à base de cynorrhodons afin d’éviter au maximum les aiguillons des akènes (le poil à gratter du cynorrhodon !)

Cueillette et séchage :

-Pour les fleurs : On récolte les fleurs au début de la floraison. Elles sont fragiles, il convient donc d’être délicat.

Si le temps est correct et que vos conditions de séchage sont bonnes, les fleurs devraient être sèches en 3,4 jours.

-Pour les (faux) fruits : Si vous souhaitez les faire sécher, il est plus simple de les ramasser avant les gelées, quand le cynorrhodon est encore dur. C’est un travail de patience mais je vous invite à les couper en quatre afin de les vider de leurs akènes poilus et piquants! Ils sécheront beaucoup plus vite, en 4 ou 5 jours.

Si vous souhaitez les utiliser pour des confitures, sirops ou encore des infusions , je vous conseille de les ramasser après les premières gelées et de réaliser vos préparations toujours en veillant à éviter au maximum ces petits poils urticants.

Source :

-« Le petit larousse des plantes médicinales » de Larousse

-« 250 remèdes naturels à faire soi-même » de Claudine Luu

– » Le livre des bonnes herbes  » de Pierre Lieutagui

Les termes botaniques et les propriétés sont expliqué dans les lexiques.Pour cela cliquez sur le mot et suivez le lien 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*